mardi 30 décembre 2014

J'arrive en fin au bout de ce stage !!!!
Sentiment de soulagement, de libération , un petit poids qui s'envole rien que d'y penser,  peut être que je vais réussir a sortir la tete de l'eau et arrêter de me noyer.

Hier dernière garde d'externe ! (wouhou, c'est bizarre de dire ca )
Aujourd'hui évaluation   il  parait que ca va vite dans ma tête mais qu'il faut que je prennes du recul sur ce que je fais , et de la confiance (hahaha  toujours la même chose, c'est surtout que la je suis tellement a bout que la confiance pff niveau zéro)
Et bonne appréciation, bon travail même si effectivement ils regrettent que je n'ai pas aimé la réa mais en soit le stage était très formateur . C'est juste trop pour moi .Toujours ce problème de savoir simplement au bout du stage qu'on est appréciée et reconnue.

Demain pot de départ et après bye bye la réa  !!!!

Le  soulagement de savoir que c'est fini , fini cette confrontation frontale, et agressive avec  l'inévitable, de regarder les gens  crever assez souvent et finir par les déshumaniser un peu quelque part parce que sinon c'est pas vivable.

Bref c'est bizarre, de se sentir vraiment soulager de quitter un lieu comme ca, alors que sincèrement l'enseignement était là, un externe avec un interne c'est vraiment chouette pour le compagnonnage ,  énormément de chose a apprendre, des équipes paraméd super mais surchargé de taff  , sauf le kiné qui franchement ne lutte même plus pour faire quoi que ce soi.


Je suis persuadée que de quitter  ce service  va me faire du bien,  je vais arrêter de faire l'éponge et de rendre mon eau ,  a force d'éponger, je suis réellement a bout  entre cette 6eme année, et  ces patients lourds, je peux plus , je sais plus gérer, si j'avais le courage de mettre des gros mots dessus je dirais que vous pouvez choisir entre une dépression, ou un burn out  ou bien les deux intriqués.

J'aime pas qui je suis en ce moment, je ne me complete pas, je ne m'épanouis dans aucun pan de ma vie , j'ai juste cette résilience, qui m'a fait continuer d'aller au boulot tous les jours et d'affronter ca avec mes armes,  continuer  comme un combat silencieux contre moi.
Remettre en question   tous ces concepts de vie, de mort , d'humanité , et ces croyances que j'ai pris en pleine tête,  qui ont cristallisé beaucoup de chose en moi comme si il  m'avait manqué un support pour y faire face, une construction , un apprentissage, (je me suis plongée dans quelques textes et puis je n'ai pas eu le temps de poursuivre), pas pris le temps d'explorer a fond tout ca non plus, par peur de ce que j'y trouverais.
Ne pas avoir une contre balance assez lourde, pour le faire aussi, année pourrie une tête dans les bouquins, une vie sentimental  qui se résume a un sex friend plutot lointain  depuis quelque temps et des amis que j'ai trop délaissé. Mais qui sont pour la plus part passé eu niveau supérieur, vrai boulot, couple, autonomie.

Tout ce qu'il faut retenir c'est ca

A eux , simplement, merci.

 


 Ils ont impacté ma vie, bien plus que je ne le pensais , alors que je n'ai été qu'une infime petite fourmis , quelques instants presque insignifiant dans la leur.



3 commentaires:

  1. Coucou,

    Bon ben ça y est alors.. et tu vois en fait, pas de catastrophes.. même tout le contraire ?
    T'as besoin de vacances, dans tous les sens du terme, de sentir vraiment, que tu peux t'absenter, te casser, partir et ne plus revenir.. ça continuera à tourner quand même, quoi qu'il arrive, on est pas essentiel(le)s, et ça c'est juste hyper dur à se le coller dans la caboche..
    Non mais six ans tu vois pas, à faire grosso modo que ça, y'a pas à dire, je te dis bravo, moi à ton âge, je glandais à mort, et je fréquentais un peu de loin des étudiants médecins, de loin en loin, forcément.. garde, pas possible garde, pas possible, partiels..
    Ceux qui sont allés au bout sont tous hyper épanouis à ce jour dans ce qu'ils font, ce qu'ils sont, et tout le reste.. mais ça prend dix ans et un cheminement tellement intense qu'il faut bien ça... non ?
    'fin dix ans.. :) un chouille plus, mais quand on aime..
    Je te souhaite tout plein de nouvelles choses épanouissantes pour ton année à venir,
    Et dis toi que ce que tu fais est déjà un "vrai" boulot.. sisi,
    Et vas t'amuser un peu maintenant, voir tes potes, passe une nuit blanche ailleurs que dans les bouquins ou dans des couloirs d'hôpital !!
    Je te souhaite tout ça,
    A +

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  2. Je trouve va ca juste très paradoxal mon ressenti de la réa, un des stages ou j'ai le plus appris et un ou en meme temps j'avais le plus de mal a me lever pour y aller, ou je travaillais en "force". ou du coup j'avais du mal a travailler a coté, fatigue physique et mentalement, psychique aussi , du mal a aimer la médecine a ce moment a aimer ces bouquins.

    Après c'était pas non plus le meilleur moment pour le faire, la D4, l'hiver le froid et ajouté a ca une colocation ou je ne me sens plus bien non plus . C'est une accumulation qui a fait pencher la balance du mauvais coté.
    Comme partout pour bien bosser, faut être bien dans ces baskets, ce qui est toujours pas trop le cas pour moi , en partie par ce que j'ai très mal géré ce stage, (on t'apprend jamais comment gérer les décès de plus de 2/3 des patients que tu vois)
    La limitation thérapeutique , la fin de vie d'un patient, même quand tu es pour , que la vie du patient n'est plus qu'artificielle, sans aucune possibilité d'amélioration présente ou futur, qu'on en est a plusieurs échecs de toute tentative de toute nos thérapeutiques, que je suis totalement pour, c'est difficile a vivre, ce sentiment d'inutilité d'inefficacité, qui ressort .


    Je pense toujours que ce métier est un choix et j'adore ca,ces études sont parfois assez ingrates et incomprise, et parfois violente dans ce quel te font entrevoir, cette porte qu'on ouvre sur nous et les autres.
    Puis le manque de reconnaissance et de compréhension, par un peu tout le monde, qu'en tu es a l'hosto , les chefs oublient que tu es aussi étudiants avec des examens, les "modules" ne comprennent pas comment fonctionnent tout ca non plus, ni ce qui se cache derrière.
    Puis je crois qu'au bout de 6 ans, t'as vraiment envie d'apprendre ce que tu vas faire plus tard, ca me fait peur mais j'ai envie de passer au niveau supérieur finalement et de changer de vie plus que 5 mois ;)
    La relâche sera pour ce week end, cette semaine ces partiels ;).

    Merci a toi d’être passez par ici .

    Bonne année 2015 !

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  3. oula j''ai écris vite sans relire , donc il faut bien sur lire "c'est partiels" a la fin et puis après " d’être passée" et y'a encore d'autres fautes d'accord de participe passé...

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