mercredi 23 mars 2011

Malaise

Je ne sais pas qu'elle était leur relation , si c'était son "mac", son "mec", mais ce qui est sur, c'est qu'il  faisait peur,pas tant par son apparence, crane  rasé avec un petit pb oculaire (je crois ,je l'ai pas non plus fixé le bonhomme) . 
Il suintait la violence la malveillance,la méchanceté, la manipulation, quand ils sont rentrés j'ai levé le nez de mon bouquin et je me suis sentie mal .
Elle, elle voulait le fuir, elle était apeurée, assise sur le strapontin à fuir son regard, cependant il avait la main mise sur elle.
Il n'a pas eut un mot plus haut qu'un autre, il ne lui a presque pas adressé la parole durant notre court trajet ensemble.(15 min grand max)
Il n'a même pas eut a lui parler ou a lui prendre la main pour qu'elle descende a leur arrêt, elle avait l'air complètement prisonnière de cet homme.
Si j'étais entrée après eux dans le métro sans faire attention , je n'aurais pas forcement vu qu'ils étaient ensemble. 
Pourtant lors qu'il l'a regardé, elle a suivit, elle est descendue juste derrière lui.J'ai espéré qu'elle ait  le courage de rester dans le métro quand le signal a sonné..

Quand ils sont sortis j'étais en colère, en colère contre moi de ne rien avoir fait, de ne rien pouvoir faire,en colère contre nous , d'avoir fait semblant de ne rien voir, en colère de me sentir soulagée de le voir partir et  sentir mon malaise s'estomper.
Ca m'a énervé de ne pas  avoir/pouvoir  réagir, ressentir toute ca, sans rien  faire.
 J'ai eu envie de lui parler, a cette fille, de la faire exister pour lui dire :"je t'ai vu," je voudrais que tu t'échappe peut être que si j'avais pris  la parole ,il n'aurait plus pu te prendre...
Mais non comme tout le monde  je n'ai rien fait, parce que finalement tout ca ce n'était peut être qu'un ressenti qu'une querelle de couple et il était simplement en colère contre je ne sais quoi....

Oui moi aussi quand j'écris ça , je trouve que ça sonne faux, si j'ai ressenti ce malaise, si il m'a donné des frissons , et si je le sentais pas du tout ce type, même si il a rien fait , si j'ai eu cette peur, ce truc viscéral qui s'est allumé  qui m'a dit "attention danger". Ça veut bien dire quelque chose, ca ne  doit pas simplement être mon esprit qui tourne a plein régime,  qui me joue des tours.

Je ne  sais pas ce qui s'est passé après, je connais pas non plus les enjeux mais j'espère que cette fille arrivera  à reprendre le contrôle.
 Effectivement peut être que ce ressenti est exagéré extrapolé. 

Certes, je ne pouvais rien faire toute seule et pourtant si j'avais réagi  peut être que quelqu'un m'aurait supportée, je n'étais pas la seule a avoir ce ressenti vis a vis de cet homme en train de mâchonner sa colère.
Je me suis protégée,je n'ai pas pris le risque mais ça m'a laissé avec ce goût âcre dans la bouche.
Et puis si j'étais arrivé 1min plus tard, j'aurais loupé le métro et jamais elle n'aurait croisé ma route.

Pourtant je l'ai vu et comme tout le monde je n'ai rien fait.

(oui beaucoup de supposition, de si et peut être,comme souvent,l'éternelle réflexion sur le fait d'avoir le cran d'agir au bon moment.)





dimanche 13 mars 2011

Apprentie docteur



rude, râpeux 
doux,en jet de vapeur 
doux, lointain, humé, aspiratif
roulement diastolique, grave et grondant

frottement du cuir neuf 
frottement du papier de soie.




J'écoute mon frère jouer de la guitare , ça fait du bien de l'entendre a nouveau, il n'est pas un pro mais il  y prend plaisir et moi aussi  .

Je le  laisse lui et sa musique pour m’intéresser a une autre musique, une musique intérieure, et pour commencer la mienne, puis que je suis là.
Le stétho sur les oreilles, dans le bon sens tant qu'à faire... Je m'écoute. Tentant de différencier les intensités des bruits en fonction du foyer.

 Et je regarde plus loin sur mon bureau ce post -it de l'année dernière collé au milieu des autres, "Ne pas s'oublier".
Je ne m'oublie pas, je suis là.
      En fin ,je n'ai plus l'impression d'être prise au piège entre  les amis,mes cours et  l'asso' (même si je n'y joue pas un rôle majeur) .
Il faut dire que j'ai fini  le dédoublement  pour l'instant.
         Fini l'option physio de la reproduction  qui m'a très largement surprise. Moi la  fertilité, l'infertilité, faire des bébés, que ça reste un "mystère de la vie" de ne pas avoir les sous titres spécial scientifique , ca me dérangeais pas, c'était beau .
Et puis c'est devenu un peu autre chose mais toujours aussi passionnant et  rare.On est peut être  "l'animal avec le plus de conscience" mais on est aussi  le moins bon reproducteur chez les  mammifères.
C'était palpitant , ces histoires de genèse de la vie ,ces histoires de couples. 

Tout commence a prendre (apprendre) sa place dans le bocal les gros,moyens, petits cailloux et le sable commencent à s'harmoniser , ca me fait moins peur... 
    Un des  piliers de l'art médical est entrée  : la sémiologie....
 
Je réalise  un peu plus que je deviens apprentie docteur.

Puis le printemps arrive et moi ça me fait toujours aller un peu mieux.


vendredi 4 mars 2011

Sa cuisine est LA référence des meilleurs plats jamais mangé

Ma mère est une femme. 
Une femme en Vie.
Elle a dépassé la mort programmée de mon imaginaire.



Je sais c'est court pas d'inquiétude à avoir et ce n'est pas forcement compréhensible,mais c'est mon espace, je peux y mettre ce que je veux même si il n'y a que moi pour le comprendre, j'avais juste besoin de l'écrire, que cela soit lu même si incompris, besoin de le faire exister quelque part en dehors de moi , en dehors de mon entourage...