dimanche 12 janvier 2014

je n'écris plus ici, parce j'ai eu peur, de trop en dire, sur moi , sur eux et sur ces relations particulières que  nous pouvons avoir et que je ne veux ni biaiser , ni exposer telle une démonstration ou perdre sens dans ces mots maladroits que je tape.

Plus  j'y pense, plus je déconseille a toute personne consciente de faire ces études, c'est comme si une part de nous plus ou moins importante ce perdait la de dans.
En ce moment il faut donner beaucoup , trop pour moi qui suit en fuite devant la difficulté, qui n'est qu'une envie, boire encore fumer encore, et ne pas retomber dans ce monde théorique d'hypothèse, de 6 plus 7 étiologies, diagnostics différentiels  examen complémentaire, urgence hospitalisation voies veineuses périphériques antiobiothérapie prophylaxie a large  spectre IVtouchant les BGN secondairement adaptée a l'antibiogramme , arrêt de traitement non essentiel, examen biologique a visé diagnostique , étiologique, critères de gravité, complication, fdr,surveillance, contre indication, peser la balance bénéfice risque

Autant de chose a apprendre que je n'arrive a enregistrer, que je fuis par peur, peur de se rendre compte que d'ici peu , j'aurais ce pouvoir de tuer, cette confiance, que certain me donne. dans Un an le permis de tuer et dans un an et demi  je serais médecin sous couvert de plusieurs chefs mais tout de même, ca me fait flipper
Malgré ma jeunesse et mes maladresses, cette blouse et cette voix ,sur que je peux avoir quand je suis en mode "médecine", certains gestes que j'ai appris a faire, mon écoute attentive,pour déceler le moindre signe , ou juste pour écouter , prévenir, être cette oreille, qui propose, une tabacologue, un psy , le passage d'une assistante sociale ou autre, qui parfois passe a la trappe parce que tout le monde s'en fou .
Ils me font confiance, malgré mon inexpérience  ils ont confiances et même déçu quand je ne peux  réaliser  certain geste pour la première fois, juste parce que nous avons  créée  ce dialogue entre nous, faute de temps, et d'horaire non compatible.

Ca me fous les pétoches, et en meme  temps je comprends , que j'ai grandis que je ne suis plus , un simple suiveur  ou imitateurs, je ne suis plus un baby docteur qui copie ces paires et compagnon de voyage, je suis un futur médecin, un apprenti et dans le fond c'est tout aussi flippant d'être conscient que malgré tout ca , certaine personne vous font confiance!

Je ne suis pas sur que si on m'en laissait le choix , je referais ces études, qui m'obligent a partir a minuit et demi d'une fête et me font boire de l'eau , alors qu'une charmante jeune fille certe un peu  alcoolisée mais qui ne l'était pas , avait l'air plus que simplement vouloir danser avec moi, mais quelle conne, je n'ai meme pas osé l'embrasser alors que ce n'est pas l'envie qui me manquait !
Les études , le devoir solitaire, d'apprendre ... je crois que je ne ferais jamais la promotion de ce métier que je ne souhaiterais absolument pas un jour si jamais il m'arrivait d'avoir des enfants, qu'il fasse ce métier.
C'est trop ,trop de misères vue en garde, trop de corps  dénaturé  réduit a un simplement ca, de la chair humaine, trop de vie délaissée , trop de mort côtoyée sans sourcillé, sans ne devoir ressentir quoi que ce soit  parfois des complications fulgurantes tellement rapide que le matin vous lui parliez et le lendemain vous apprenez qu'il a convulsé dans l'apres midi , que le tdm fait en urgence a trouver une hémorragie méningée impotanteé et qu'il est mort dans la nuit, faute de plaquettes malgré remplissage ,faute de.... saloperie de cancer  , faute de quoi , d'avoir téléphoné plus tot pour dire qu'il avait de la fièvre, merde, saleté de mort ou bien parfois  lentement invasive .que la seule chose qui vous reste sont vos mains  , ses mains qui caressent , qui serrent leurs mains a la recherche d'un peu de chaleur ,qui touchent pour une fois sans rien cherche d'autre que d'amener un peu de réconfort , leur mains, leurs corps que vous savez n'être touché par personne que manipulé par autant d'étranger pour la toilette, les soins infirmier , ausculter examiner, sous toutes les coutures,  mais  touché comme un être humain, car personne ne vient les voir.
alors quand les mains tremblent, quand on ne sait quoi dire, quand les médicaments ne fonctionnent pas, il reste toujours ce contact , du vivant a celui qui s'en va, je ne sais pas si c'est moi que cela rassure plus qu'eux, mais mes mains, ce prennent dans les leurs et deviennent caresses.
moi si peu enclin au contact physique protéger de ma blouse ,cela est tellement naturelle et fait partie du soin, du peu que je peux apporter.
trop de non réponses de faux choix, de prise en charge sans consultation du patient.

L'hopital me dégoute de plus en plus , il a  ce pouvoir de faire perdre toute humanité, de faire des humains, un simple lit, un simple chiffre, une simple hypothèse diagnostic, un simple dossier , fait de papiers, de résultats d'examen...

Qu'on pourrait presque en oublié qu'au fond d'un lit se trouve une personne.

Bref malgré , la difficulté que cela représente du challenge, je crois que je vais faire de la médecine générale plus tard meme si je finis seule dans ma maison avec mes chats... Quoi que peut etre que je vivrais toujours en coloc' ....

Tout ca pour dire , ne faite pas ce métier de fou, je ne suis pas  sur que ce qu'il apporte puis être suffisant pour avoir une Vie .