J'en ai deux des pères, vraiment j'ai deux pères et une mère
Ca fait pas si longtemps, que j'ai réellement affirmé leur paternité tout autant a l'un comme a l'autre.
Avant de l'affirmer, mon subconscient l'avait bien compris lui.
La preuve il suffit que je parle de mon (beau) père dans une conversation ,si je ne me force pas a dire le "beau", il disparaît systématique et même en faisant attention une fois sur deux je perds la personne avec qui je parle en route entre père et (beau) père parce que le beau reste muet inexistant en fin de compte.
Sauf une des Amies, (d'une trentaine d'année possédant le bagage familiale pour faire attention et écouter) qui ne si perdait pas et effectivement je ne les prononces pas de la même façon c'est elle qui me l'a fait remarquer avec justesse.
J'ai mon Pèèèrrre ici voir un èr très prononcé un peu âpre en bouche,un état des lieu un fait c'est mon père il est la je suis la ,sa fille et je l'aime inconditionnellement sans vraiment le connaitre,sans avoir d'avis ou de jugement sur le passé de mes parents ,aujourd'hui connaissant leur histoire. On a de bon rapport après une période un peu tumultueuse, on se voit de temps en temps et je suis contente qu'il ait trouvé un équilibre dans sa vie, le temps ayant fait son chemin et calmer son mal être je pense.
Puis il y a:
Mon Père , alors la je sais pas comment le rendre mais c'est doux en bouche, doux rassurant et chaleureux comme lorsque je me pose dans ses bras ou sur ses genoux, que sa grande main (oui il est grand) vient se perdre dans mes cheveux dans un geste affectueux .
Et je sais qu'il a cette même façon de me considérer comme sa fille, de m'appeler ma fille ou bien ma grande, quand il me téléphone, mes parents vivent ensemble mais si il a envie de m'avoir au fil, il le prend et n'attend pas que ce soit ma mère qui m'appelle. Dans notre famille comme dans beaucoup la mère ou grand mère ou tante est la prêtresse du téléphone.
Un noël ,il y a déjà un moment mon Père un peu pompette, m'avait dit dans le couloir entre la cuisine et la salle manger chez mes grand parents, "tu sais si tu veux je t'adopte," j'ai été obligé de refuser, mais ca m'a beaucoup touché et ca reste dans un coin de ma tête. Et puis on s'est quand même adopté même si aucun papier n'y fait référence.
En général chez nous on a une pudeur de dire le sentiment, ça passe par des gestes, des attentions, en faite je crois bien que je la tiens de mon Père cette pudeur de dire l'amour.
Et puis il m'a aussi donné beaucoup d'autre chose, une culture musicale, il m'a appris a nager, a faire mes lacets,a a ne pas porter de jugement trop hatif, il m'a engueulé pendant toute mon enfance pour que je mette mes chaussons (résultat je suis toujours en chaussette chez moi ^^), je lui ai transmis la passion de l'escrime , c'était nos moments, a deux ce sport qu'on pratiquait ensemble,ces moments sur la piste ou on se bisquait très gentiment, ces après piste c'est a dire apéro avec tout le club "ou bon tu en prends un mais on diras rien maman "pour le verre de cidre roh j'avais 15 ans quand même.Le fait qu'il est le droit de rester en bout de piste lorsque j'étais en compet' contrairement aux autres excepté le maitre d'arme et puis les copains tireurs, que je me sois levé le dimanche matin (6h) pour aller le voir et l'encourager.
Mon Père quand je lui ai dit que j'étais plus ou moins homo, il m'a fait la même réponse que ma mère (sans consultation entre les deux)"tout ce que je veux c'est que tu sois heureuse" et puis il m'a serré dans ces grands bras.
Mon Pèèrre n'est pas au courant et n'a pas vraiment besoin de l’être, sauf un jour si .... mais pour l'instant j'aimerais bien garder encore un peu mon Pèrre et apprendre qui sait a le connaitre un peu mieux avant qu'il ne me claque sa porte au nez.(voui ca risque d’être plutot comme ca je pense)
Nos moments rien qu'a nous avec mon Père me manquent c'est bête mais quand je vais la bas, je suis plus souvent avec ma mère seule ou alors avec eux deux, mais on a plus de petit moments rien qu'a nous deux.
Et quand je pense mes Pères, je ne peux m’empêcher de pensé a Son père , a cette Amie d'enfance, (nous nous connaissons depuis qu'elle est né).
L'Amie son Père il a beau lui manquer, jamais elle ne pourra prendre un train pour le retrouver.
L'Amie je me souviens l'avoir regardée sans pouvoir aller vers elle ,je me sentais inutile , incapable de savoir quoi faire ou quoi dire, pour lui montrer que j'étais la. Moi je l'avais,je les avais, qu'est ce que je pouvais comprendre a sa souffrance.
Finalement je suis juste montée dans une voiture avec l'Amie et la vie a repris son droit sans jamais oublier Son Père.
voila la "correction" est faite mais je pense que des fautes doivent s’être mêlées sans que je ne les discerne.
Encore un message tout mielleux et plein de bon sentiment.
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