jeudi 19 juillet 2012

Une petite Zoé est née avant hier, oui finalement elle voulait pas sortir de son nid chaud et douillet a l'intérieur de sa môman. Petit bout qui en apporte et en porte des choses, son mandat  de vie est déjà bien rempli avant même qu'elle ne puisse en avoir conscience.
Mais elle est arrivée sans soucis, ni pour elle , ni pour sa mère ce qui n'était pas gagné d'avance.

Je vais mieux, reposée,prendre un peu de recule aussi ca fait du bien. Voir la montagne ca m'a rassuré.J'en ai pris plein les yeux, et ca rend tellement petit que ca finit par rassurer. Nager dans le lac le plus pur d'Europe , nager de tout son soul et y laisser  un peu de cette  incompréhension qui engendre la colère.
Et pour la terre j'ai racheté de nouveau roller, tout beau , que j'étrenne en ce moment, je pars me balader le long du canal on peut faire plus d'une vingtaine de kilomètres aller puis après faut revenir, avec une pause  sous les arbres avec un livre entre temps j'ai un peu mal aux jambes et une jolie ampoule sur la plante du pied mais ca fait du bien !! Tout ca a cause d'une fille en pantalon orange, qui faisait du roller autour du lac avec qui j'ai papoté cinq minutes et qui m'a donné envie d'en refaire .

Il  ne me reste  plus qu' aller faire un tour au bord de la mer ou de l'océan, pour se laisser bercer, apaisée par cette immensité.

J'ai en écho , L'Homme et la Mer de Baudelaire.

"Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais a plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
 O lutteurs éternels, O frères implacables! "





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