On se connait depuis déjà quelques années mais c’est la
première fois que l’on se rencontrait
dans ce contexte-là.
Je l’avais sentie
arriver comme les autres, inéluctablement .A travers ces sanglots déchirants, cet air frappé anesthésié, ce corps froid elle prendra sens.
Ce corps dont j’avais caressé l’avant-bras bien chaud, cette
esprit embrumé avec lequel j’avais tenté de converser quelques instants, cette femme épuisée dont j’avais
croisé le chemin quelques minutes.
On écoutera les sanglots, on respectera son passage, mais
elle ne nous détournera pas de nos taches, malgré cette résonance profonde qu’elle
aura en chacun d’entre nous. Nous la banaliserons pour ne pas nous perdre. On continuera tous à faire ce que l’on a choisi.
On sera amenées à se revoir, parfois on se croisera, elle
passera avant moi, je passerai après elle, bien souvent, même si on la feinte, elle finira par toucher.Nous nous opposerons toujours et de rare fois alliées.Elle soulagera.
Elle gagnera tous nos duels sans exception, mais plus il dura,
plus j’aurais le plaisir de sourire, a la vie.
Cela s'appelle la vocation, la plus profonde, celle qui ne fait pas reculer devant les combats vitaux, où la mise en danger de soi-même n'est rien face à l'enjeu, où le froid le plus glacial ne fige pas l'avenir. Vous avez ce don, l'empathie ; vous avez cette force, la résilience.
RépondreSupprimerEt pourtant en ce moment ,je regarde au loin et je doute.
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