Je ne sais pas qu'elle était leur relation , si c'était son "mac", son "mec", mais ce qui est sur, c'est qu'il faisait peur,pas tant par son apparence, crane rasé avec un petit pb oculaire (je crois ,je l'ai pas non plus fixé le bonhomme) .
Il suintait la violence la malveillance,la méchanceté, la manipulation, quand ils sont rentrés j'ai levé le nez de mon bouquin et je me suis sentie mal .
Elle, elle voulait le fuir, elle était apeurée, assise sur le strapontin à fuir son regard, cependant il avait la main mise sur elle.
Il n'a pas eut un mot plus haut qu'un autre, il ne lui a presque pas adressé la parole durant notre court trajet ensemble.(15 min grand max)
Il n'a même pas eut a lui parler ou a lui prendre la main pour qu'elle descende a leur arrêt, elle avait l'air complètement prisonnière de cet homme.
Si j'étais entrée après eux dans le métro sans faire attention , je n'aurais pas forcement vu qu'ils étaient ensemble.
Pourtant lors qu'il l'a regardé, elle a suivit, elle est descendue juste derrière lui.J'ai espéré qu'elle ait le courage de rester dans le métro quand le signal a sonné..
Quand ils sont sortis j'étais en colère, en colère contre moi de ne rien avoir fait, de ne rien pouvoir faire,en colère contre nous , d'avoir fait semblant de ne rien voir, en colère de me sentir soulagée de le voir partir et sentir mon malaise s'estomper.
Ca m'a énervé de ne pas avoir/pouvoir réagir, ressentir toute ca, sans rien faire.
J'ai eu envie de lui parler, a cette fille, de la faire exister pour lui dire :"je t'ai vu," je voudrais que tu t'échappe peut être que si j'avais pris la parole ,il n'aurait plus pu te prendre...
Mais non comme tout le monde je n'ai rien fait, parce que finalement tout ca ce n'était peut être qu'un ressenti qu'une querelle de couple et il était simplement en colère contre je ne sais quoi....
Oui moi aussi quand j'écris ça , je trouve que ça sonne faux, si j'ai ressenti ce malaise, si il m'a donné des frissons , et si je le sentais pas du tout ce type, même si il a rien fait , si j'ai eu cette peur, ce truc viscéral qui s'est allumé qui m'a dit "attention danger". Ça veut bien dire quelque chose, ca ne doit pas simplement être mon esprit qui tourne a plein régime, qui me joue des tours.
Je ne sais pas ce qui s'est passé après, je connais pas non plus les enjeux mais j'espère que cette fille arrivera à reprendre le contrôle.
Effectivement peut être que ce ressenti est exagéré extrapolé.
Certes, je ne pouvais rien faire toute seule et pourtant si j'avais réagi peut être que quelqu'un m'aurait supportée, je n'étais pas la seule a avoir ce ressenti vis a vis de cet homme en train de mâchonner sa colère.
Je me suis protégée,je n'ai pas pris le risque mais ça m'a laissé avec ce goût âcre dans la bouche.
Et puis si j'étais arrivé 1min plus tard, j'aurais loupé le métro et jamais elle n'aurait croisé ma route.
Et puis si j'étais arrivé 1min plus tard, j'aurais loupé le métro et jamais elle n'aurait croisé ma route.
Pourtant je l'ai vu et comme tout le monde je n'ai rien fait.
(oui beaucoup de supposition, de si et peut être,comme souvent,l'éternelle réflexion sur le fait d'avoir le cran d'agir au bon moment.)
Pas évident de faire le premier pas et pas si sûr que quelqu'un t'aurait suivi si tu avais réagi...
RépondreSupprimerIndividualisme, peur, pas l'envie ou quoi que ce soit d'autre, on est tous pareil malheureusement...
Docteur du corps, docteur de l'âme, vous avez cette générosité innée de l'autre et de ses douleurs. Et non, vous n'avez pas rien fait, car aujourd'hui, à nous donner ce texte, vous éclairez sans doute d'aucunes qui le liront...
RépondreSupprimerBoubou: On est pas tous pareil et heureusement. Je pense plus que c'est un "mouvement actuelle sociétale" qui nous pousse tous un peu a nous comporter en gentil petit mouton.
RépondreSupprimerChacun de notre coté a ce dire "c'est pas ma faute "c'est la société,c'est le monde qui est comme ca,autant prendre ma part du gâteau et ignorer le voisin.
Je ne dis même pas qu'il faut forcement donner un bout du gâteau au voisin si on arrive a peine a en avoir un petit morceau ou tout simplement vouloir le faire. On a pas avoir tous les mêmes opinions mais au moins le regarder ce voisin , ne pas l'ignorer.
C'est cette ignorance, de l'autre, des autres, qui me fait peur,cette énergie que l'on peut mettre a ignorer les gens,les choses, a consciencieusement faire comme si tout cela n'existait pas .
Cette fameuse société est avant tout constituée par Nous , nos dirigeant politique(ou autre) a ce titre ne devrait être que notre représentation .Et non l'inverse.Alors oui a notre niveau enfin tout du moins au mien,on ne peut pas faire bouger tout un monde.Mais je me dis que SI chacun en prend conscient, et considère cette société comme la Notre, on pourra peut être avoir une meilleure représentation.
En accumulant tous les "petites choses,que chacun peut faire a son niveau on pourrait =bien y arriver.Le plus dure reste toujours a réussir la mobilisation,l'information.
Je ne dis pas que c'est facile,loin de la mais s'informer avoir un avis me semble important et pourtant de plus en plus délaissé.
Peut être que c'est un peu naïf, mais si je ne crois pas en tout en notre capacité a être entendu,à pouvoir faire bouger certaines choses, je ne sais pas vraiment ce qui me reste à penser du futur (professionnel et personnel)et puis j'aurais aussi l'impression de mener un combat contre des moulins a vent.
L'avion rose :Comment vous dire,que ce titre, je ne le porterais pas avant 2015(et encore...) pour l'instant je suis un tout petit rien en devenir.
Qu'il est ici pour moi bien plus question d'Humanité ,de Nous que de médecine (bien sur les deux sont liés).
Générosité innée, elle peut tout aussi bien être acquise ,très certainement l'éducation y joue un rôle fondamental(merci les parents,amis,famille)
Excusez moi d'être obligée d'émettre un doute suite vos affirmations.
Tout ca rentre bien dans ma tête mais si j'acceptais vos propos sans avoir de doute je ne saurais plus moi.. (ce n'est pour ca que ce ne me touche pas l'intérieur et ne fait pas du bien a ma "confiance")
* désolée pour les fautes, la féminisation des adjectifs,tout ca. J'ai appuyé trop vite,prise dans mon élan de revendication.
RépondreSupprimerPardon Lau' mais notre Pilote a raison. Ce qui ressort de ton texte est bien trop viscéral pour ne pas être inné. Le doute est un moteur qui doit te faire avancer, t'amener à te remettre en question et t'apporter des réponses.
RépondreSupprimerJe me suis posée cette même question il y a quelques temps lors de ce fait divers où un bijoutier a été tué pendant un braquage. Braquage qui a dégénéré suite à l'intervention d'un homme qui avait vu la scène et qui est intervenu...Quelle est la bonne solution alors ?
Je n'ai pas la réponse.
Chester:Je ne dis pas qu'il n'y pas une part "innée" dans cette sensibilité, mais si je ne l'avais exacerbée, si je ne l'avais pas apprivoisée aussi ,si on ne m'avait pas non plus aidé a en faire quelque chose.
RépondreSupprimerElle se serait certainement transformée en autre, ou aurait été utilisé a je ne sais quoi....
Avoir réussi à apprivoiser tout ça,je ne le dois pas qu'à moi mais bien à mon entourage, mon histoire personnelle aussi.
Cela me semble aussi important que d'avoir ca en moi.
On a tous pleins de capacités en nous, après les exploiter ,c'est bien différent ca dépend de l'environnement,du temps aussi,de notre état de bien être physique,mentale,sociale.(définition de la santé de l'oms)
Sans cette dynamique d'échange,pour ma part je n'arriverais pas exploiter ,ces questions, ces réflexions, ces intellectualisations parfois trop poussées.Ce doute effectivement moteur pour moi.
J'ai besoin d'exposer de discuter, de me chamailler, qu'on me soutienne aussi,que l'on m'ouvre les yeux,que l'on me montre d'autres visions.
Toute seule je crois bien que je n'y arriverais pas ou tout du moins je suis sur dans tous les cas,je ne serais jamais arriver la ou je suis aujourd'hui sans tous ces autres et certainement qu'eux non plus. (même si il y a une grande part de travail personnel)
Je pense que La bonne solution n'existe pas, chaque équation de ce style est différente.
A postério dans cette situation, je me dis que j'aurais pu lui demander "si a c'était cette station que je devais prendre la correspondance pour aller a Gare du Nord" par exemple, ca n'aurait pas changé sa situation mais au moins,elle aurait existé dans ce métro,elle aurait pris conscience qu'elle fait partie du monde.
Et ça ne m'aurait pas mise en danger,il y avait tout de même un peu de monde sans être blindé,après est ce que elle ça la mettait en danger ? Pour plus tard je ne sais pas.
Sur le moment je n'ai pas réussi a trouver quoi dire, lui demander l'heure me paraissait complètement débile et c'était le seul truc qui a passé la barrière de mon cerveau,alors que j'observais ce qui se passait.
Peser les avantages et les inconvénients,avant d'engager une action,c'est aussi ce qui m'attend, aucun médicament n'est sans effet indésirable( le panacée d'existe pas)...
« Et puis si j'étais arrivé 1min plus tard, j'aurais loupé le métro et jamais elle n'aurait croisé ma route. »
RépondreSupprimerC’est cette petite phrase moi qui m’interpelle … Pardon pour le reste du texte qui m’intéresse aussi mais cette phrase résume beaucoup a mon sens. Tous les possibles, les meilleurs et les pires. Ce qui change définitivement notre vie comme cela en quelques secondes. Cette « expérience » de ne rien faire et lourde a porter parfois. Nous ne sommes pas des sauveurs et je pense que nous sommes responsables de nos choix et de nos attitudes. Je ne dit pas que cela est bien ou mal je dis simplement que nous faisons de notre mieux. Et une minutes plus tot ou plut tard et tu aurais vu autre choses … Accorde toi un peu de bienveillance envers toi … Cela fait toujours du bien !
Cette bienveillance m'a l'air plus facile de l'accorder aux autres qu'a soit même ...
RépondreSupprimerCette histoire ne me torture pas non plus, c'était plus que pour une fois ça se passait sous mes yeux (oui je l'ai vu dans l'autre sens)... Alors être un sauveur je ne pense pas mais au moins réagir...